- Vers (le) point d’Ordre (infirmier) ?

DIFFERENT N°3

Il n’y a pas si longtemps, les salarié(e)s du groupe SKF se sont
vu notifier leur licenciement, c’est à dire leur fin de contrat, par
haut-parleur en arrivant sur le lieu de travail. Des milliers d’autres
ont découvert au petit matin leur entreprise fermée, délocalisée. Les patrons
de ces entreprises n’ont même pas pris la peine d’en informer les
salarié(e)s concerné(e)s ! Combien d’autres se sont fait "virer" sans formalités
par des patrons sans scrupules. Hommes politiques et médias
nous ont alors expliqué : "ce sont des pratiques isolées, venant de patrons
voyous". Les nouvelles mesures Villepin légalisent ces pratiques,
puisque dorénavant les employeurs pourront, sans motif, mettre fin à des
contrats de travail. Ils pourront ainsi licencier impunément sans contrepartie.
C’est le but des Contrat Nouvelle Embauche et Contrat Première
Embauche.
Le MEDEF et les actionnaires en remettent une louche : ils revendiquent
la généralisation à tous les salarié(e)s du nouveau dispositif. Ils vont être
comblé puisque le gouvernement s’apprête dès cet été à mettre fin au
Contrat à Durée Indéterminée. La voix est libre pour une offensive sur le
statut des fonctionnaires. Le gouvernement pourra nous dire qu’il ne peut
maintenir une discrimination entre salarié(e)s du public et du privé. Les
arguments sont tout trouvés. Ils ont été martelés lors des remises en cause
des retraites, après le passage de 37 ans et demi à 40 ans de cotisations
en plein été 93 par Balladur, pour les salarié(e)s du privé. La suite,
on la connaît. Ne laissons pas réaliser ce mauvais scénario car il en
sera fini, non seulement du code du travail, mais également du statut
public. C’est leur choix de société,on doit tout faire pour qu’il ne se réalise
pas.
L’année 2006 sera décisive, et ce ne sont certainement pas des journées
d’actions sans lendemain, des discussions de salon à Matignon
qui pourront faire reculer le couple gouvernement/patronat.
Salarié(e)s, privé(e)s d’emploi, nous sommes assez nombreux, imposons
un autre choix a une minorité d’actionnaires et de spéculateurs !


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