- En un an de mandature notre président tel un solitaire furieux s’est introduit dans les jardins " ouvriers " des acquis sociaux en dévastant toutes les récoltes...

DIFFERENT N°15

En un an de mandature notre président tel un solitaire furieux s’est introduit dans les jardins " ouvriers " des acquis sociaux en dévastant toutes les récoltes.
Férocement retournée à grand coup de défenses aiguisées à la flexicurité le carré du code du travail durement ensemencé luttes après luttes, jurisprudence après jurisprudence ne ressemble plus qu’à un champ de ruines. Il n’est plus qu’un manuel d’exploitation de la main d’oeuvre.
Dans son oeuvre l’hyperactif phacochère est " allé chercher avec les dents " les points de décroissance dans le plus beau des massifs de fleurs ne laissant même pas éparpillées au gré de sa fureur quelques pétales de redistribution.
Les liserons du lucratif étouffent les pousses du système hospitalier l’asphyxiant pour mieux l’anéantir. Et c’est toute la protection sociale qui est piétinée, envahie des mauvaises herbes du tout commercial où le client est roi, mais où le roi est nu et solitaire.
Ce jardin n’est pas l’oeuvre d’un roi, il est oeuvre collective, produit de la solidarité des humbles. Il est porteur des fruits de la volonté commune du partage des richesses solidaires. Ce jardin n’appartient à personne, il nous a été transmis en héritage, à charge de l’entretenir et de l’embellir pour le transmettre à notre tour aux générations futures.
Face aux attaques tous azimuts, conventions collectives, protection sociale, tissu hospitalier, statuts, â ?¦ concernant notre secteur, mais aussi retraite, temps de travail, sécurité de l’emploi, émigration, enseignement public â ?¦ Nous ne pouvons répondre de façon dispersée faute de quoi le sanglier sera roi. C’est en renouant avec les dynamiques de luttes interprofessionnelles, intercatégorielles, intergénérationnelles, face à ce qui devient une dictature économique ne s’appuyant que sur la flatterie de l’individualisme, du " mérite " que notre société pourra retrouver le chemin de la culture du jardin où chacun peut s’épanouir.
Pour une lutte globale, par la grève générale s’il le faut et il le faudra sà»rement, l’automne sera un champ de confrontation, en particulier sur la santé et la protection sociale.
A nous de labourer, de fumer et d’ensemencer le nôtre pour renvoyer le sanglier et ses semblables dans sa jungle zoo d’où il n’aurait jamais dà» sortir, comme le patronat arrogant qu’il représente.


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