- Pour l’abrogation des amendements à l’AME (Aide médicale d’Etat) et à la CMU (Couverture maladie universelle).

Contre le démantélement de la protection sociale

AME : aide médicale d’Etat
Le gouvernement vient de faire voter en décembre dernier un amendement à la Loi de finances, qui oblige désormais les Sans-papiers non seulement à faire une avance de frais, alors qu’ils en étaient dispensés jusqu’à présent dans le cadre de l’Aide Médicale d’Etat, mais à en prendre une partie à leur charge. Le ministre de la Santé, J.F. Mattei, prétend qu’en obligeant les Sans-papiers à payer avant d’être soignés, cet amendement les rendrait plus " responsables " de leur santé.

En fait, c’est le gouvernement qui s’en prend délibérément à une population déjà extrêmement précarisée. Les Sans-papiers, faute d’argent, n’auront pas d’autre choix que de mettre en danger leur santé, ou même leur vie. Ce faisant, le gouvernement viole la Constitution qui veut qu’Immigrés et Français soient égaux devant la maladie.

CMU : couverture médicale universelle
Un nouvel article de la loi de finances 2003 met fin à l’accès immédiat à la CMU. Il instaure un délai entre le dépôt d’une demande et la prise en charge des soins. Le manque criant de personnel dans les caisses de sécurité sociale va encore aggraver les effets de cette mesure : les malades sans couverture sociale vont devoir patienter plusieurs semaines avant de pouvoir se faire soigner et risquent alors de voir leur état de santé se dégrader.
Faire des économies de bouts de chandelle sur le dos des plus pauvres n’est pas acceptable.

Pour 2003 le gouvernement Raffarin annonce une " réforme " de l’Assurance maladie, de la CMU et des Retraites ; et il a déjà remis en cause l’APA (Aide personnalisée pour l’autonomie). Les décisions gouvernementales de décembre annoncent une offensive ultra-libérale et populiste contre tous les services publics. En Grande-Bretagne, la politique initiée par Margaret Thatcher en 1991 devrait nous servir de leçon afin d’éviter que notre système de santé ne " déraille ".

Parce que ces mesures portent atteinte aux droits fondamentaux, parce que l’égalité d’accès à des soins de qualité est une nécessité vitale, nous appelons :
- à l’abrogation des amendements concernant l’AME et la CMU
- à exiger une protection sociale au plus haut niveau pour tous
- à exiger de l’Etat qu’il remplisse ses missions ( Aide Médicale d’Etat).


Premiers signataires : APEIS (Association Pour l’Emploi l’ Information et la Solidarité), Autremonde, Collectif " La santé n’est pas une marchandise ", " Comité des familles arabes et africaines pour survivre au sida ", Droit au Logement, Droit-Solidarité, GISTI (Groupe d’Information et de Soutien des Immigrés), Migrations Santé, SERPSY (soins Etudes et Recherche en Psychiatrie), Fédération syndicale Sud Santé-Sociaux, UFAL(Union des Familles Laïques), URM (Union de Regroupement Normandie-Ile de France Mutuelles de France), Union syndicale G 10 Solidaires....

avec le soutien des Verts, des Alternatifs, du Parti Socialiste, du Parti Communiste, du Mouvement Républicain et Citoyen...


Rechercher sur le site