Colère sociale à l’AP-HP

Exécutante zélée de la politique hospitalière de Madame Bachelot, la direction générale de l’AP-HP a décidé de démanteler ses hôpitaux, ses services et de supprimer 4000 emplois.
Cette politique ne pouvait que provoquer la colère des personnels.
Des grèves se sont multipliées ces dernières semaines dans plusieurs hôpitaux : Joffre-Dupuytren (Draveil), Emile-Roux (Limeil Brévannes), Jean-Verdier (Bondy), Trousseau, St Antoine (Paris 12ème), Tenon (Paris 20ème).

Depuis jeudi 11 mars, une délégation de l’intersyndicale (CGT-SUD-CFDT-FO-CFTC) occupe le siège de l’AP-HP (3 avenue Victoria Paris 4ème)
pour obtenir de leur direction générale l’arrêt des projets de restructurations et le retrait du plan d’économie de 300 millions d’euros (qui se traduit notamment par la suppression de 4000 emplois), projets qui ne pourront qu’aggraver les conditions de travail des personnels et l’offre de soins à la population déjà bien dégradées.

Ce vendredi matin, un rassemblement d’un milliers de salariés de l’AP-HP est venu soutenir la délégation. Le police a gazé des manifestants et des élus qui demandaient une rencontre avec les responsables. Les manifestants ont reçu durant toute la journée le soutiens de nmbreux responsables politiques et associations.

Jusqu’en début d’après-midi, la direction générale était aux abonnés absents. Au même moment les grévistes de l’’hôpital Emile-Roux retenaient leur direction face au refus réitéré de négociations depuis plus d’un mois. La direction générale s’engageant à les ouvrir, les deux directrices ont pà» retourner à leurs activités habituelle ce soir vers 18 H.

L’’occupation du siège a été levée vers 22H après la confirmation de la suspension des restructurations et l’engagement de la direction-générale d’ouvrir des négociations dès lundi 15.
D’ores et déjà des actions sont annoncées et des assemblées générales devraient se déroulées dans la plupart des établissements pour coordonner la suite du mouvement.

La Fédération SUD santé-sociaux réitère son soutien et exige du gouvernement le gel des restructurations et des suppressions d’emplois.

Au-delà de l’AP-HP, d’autres actions ont lieu contre les mesures d"économies et les restructurations (Rennes, Marseille ...). La construction d’un mouvement unitaire et national contre la casse du service public hospitalier s’impose.