Canicule : révélateur de mauvaise santé !

Des personnes âgées qui meurent déshydratées, des urgences saturées, des funérarium completsâ ?¦.La canicule est aujourd’hui le nouveau révélateur des carences de notre système de santé publique : Les mesures d’urgence envisagées par le Ministre de la santé consisteraient à libérer de nouveaux lits pour accueillir les personnes déshydratées et à renforcer les équipes médicales et paramédicales. Mais comment le Ministère compte-t’il trouver ces lits et ces personnels ? En supprimant les congés des personnels ou serait-il devenu magicien !

Ce n’est pas un scoop, l’été a toujours été celui de tous les dangers depuis des années pour les hôpitaux. En effet, chaque été, on réduit considérablement les capacités d’accueil (lits et services) prétextant la baisse générale de l’activité hospitalière (hormis celle des zones touristiques) pour permettre aux personnels de prendre leurs congés.

Depuis des années, faute de budgets suffisants, les directions ont aussi fait l’impasse sur l’aménagement des locaux et leur entretien, ce qui explique en partie l’absence ou les pannes de climatisation, de ventilateurs et l’incapacité à faire face aux températures excessives du moment.

Etranglement budgétaire, pénurie d’effectifs, restructurations et fermetures de lits diminuent l’offre de soins. Les établissements sont ainsi contraints à fonctionner en permanence à flux tendu et ne peuvent plus, dans ces conditions, assurer même momentanément une surcharge d’activité.

Canicule, grippe, bronchiolite, épidémie de tout genre...Notre système de santé a toujours été la proie de ces aléas mais les choix politiques de ces dernières années, visant la réduction des coà»ts, ont fait délibérément l’impasse sur ces risques de santé publique.

La Fédération Sud s’insurge donc contre ces effets d’annonce qui visent aujourd’hui à faire croire à la population que les dysfonctionnements actuels n’étaient pas prévisibles mais seulement les tristes conséquences de la fatalité du temps ! Les dysfonctionnements sont bien le fruit d’une politique de restriction budgétaire des dépenses de santé qui place, aujourd’hui, le service public hospitalier dans l’impossibilité de répondre en toute efficacité aux besoins de la population.


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