CC66 Elle est à nous !

Après 6 mois d’une mobilisation sans précédent des salariés de la CC 66 contre le projet patronal de révision de la convention collective, l’heure est à un premier bilan. Les patrons ne désarment pas, une deuxième phase de négociations va s’ouvrir avec un nouveau calendrier de CNP ...

Sans la détermination des salariés en lutte
qui ont manifesté leur refus du projet patronal,les syndicats employeurs auraient sà»rement conclu avec la complicité de certains syndicats un texte de " refonte " de la CC 66. Cette étape de résistance au projet patronal, a permis aux salariés syndiqués comme non syndiqués d’exprimer leur volonté de ne pas brader leur convention collective et de défendre une certaine conception du travail social.

Mais beaucoup trop de salariés des établissements, ne sont pas encore informés sur les réelles intentions patronales et gouvernementales. Ce document devrait en partie répondre à cette urgence. L’autre urgence c’est de construire une mobilisation encore plus massive, qui ouvre la perspective d’une grève généralisée du secteur, seule susceptible de faire reculer les patrons et le gouvernement sur les restructurations, le déni du travail social et la logique économiste. Cela passe aussi par le développement et la création de nouveaux collectifs syndiqués non syndiqués. La recherche de convergences unitaires entre les organisations syndicales localement comme nationalement est indispensable.

Gouvernement et patrons
main dans la main !
Dans un contexte où les salaires stagnent,
où les conditions de travail se dégradent,
les budgets des établissements sont en
baisse constante posant la question même
de la pérennité des structures. Le gouvernement et les patrons mettent en oeuvre
un ensemble de politiques destructrices
des protections sociales et des missions
de service public de la santé comme du
social.
Le social n’est pas a vendre !

Dans le secteur médico social et social, depuis la loi 2002-2 (loi essentiellement budgétaire), s’opèrent de nombreuses restructurations et concentrations d’établissements et d’associations. On assiste aussi à
la généralisation des CPOM (contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens) et des
GCSMS, (groupements de coopération sociale et médico-sociale).

La loi HPST (loi Bachelot) va permettre aux ARS (Agences régionales de santé), de concentrer tous les pouvoirs entre ses mains pour réorganiser et restructurer le secteur, et mettre les établissements en concurrence comme cela se passe dans le sanitaire.

C’est pour cela que les patrons de la FEGAPEI, du SNASEA et du SOP anticipent et tentent d’imposer à travers leur projet de refonte de la convention collective, les pires régressions sociales. Ils veulent réduire le coà»t du travail pour être prêts à affronter la concurrence, comme l’ont déja fait les employeurs des CLCC (centre de lutte contre le cancer), la CC 51 et la Croix Rouge.


Recherche sur le site

Nos Actions Syndicales