CC 66 : une étape d’été

Il y a un an, les trois syndicats employeurs proposaient une refonte complète de la convention collective nationale de 1966. Différentes mobilisations ont permis d’exprimer notre désaccord quant à ce projet de refonte. Si les travaux ont été extrêmement ralentis jusqu’à présent, les employeurs expriment leur volonté d’aboutir le plus rapidement possible et relancent les négociations avec un texte qu’ils présentent comme
une nouvelle approche, à voir...

SUD et les collectifs se sont invités à toutes les commissions paritaires pour exprimer le refus massif des propositions patronales.
Lors de la dernière paritaire du 23 mai, les nouvelles classifications étaient à l’ordre du jour et le document sur table.
Nos pressions aussi fermes que polies imposèrent
un rendez vous de présentation et d’explication du texte.
Le 15 juin la nouvelle mouture nous est présentée et commenté.
Il n’y est question que des deux filières et des
classifications.La filière production a disparu il
ne reste que les filières "service direct à la
personne" et "administration et maintenance
des structures".

Salaires et organisation du travail

Ces deux aspects ne sont pas évoqués.
Ce sont les organisations syndicales elles mêmes qui ont souhaité négocier cette première partie sans évoquer les éléments de rémunération particulièrement la réduction du poids de l’ancienneté annoncée et écrite d’ores et déjà par
les employeurs. On passe le salaire au mérite sous silence alors qu’il est évident que la division du travail proposée va imposer des différenciations salariales et donc le retour des bonus au travers des critères classants. La mise en place de Coordinateurs éducatifs par exemple illustre bien cette logique. Les patrons se font un plaisir de ne parler que filières et " métiers ".Cela accélérera le rythme : la réforme des classifications signée globalement cela
permettra de passer aux rémunérations tout naturellement après avoir brisé toute velléité de front syndical à coup de bilatérales.
Il y a un an, les trois syndicats employeurs proposaient une refonte complète de la convention collective nationale de 1966. Différentes mobilisations ont permis d’exprimer notre désaccord quant à ce projet de refonte. Si les travaux ont été extrêmement ralentis jusqu’à présent, les employeurs expriment leur volonté d’aboutir le plus rapidement possible et relancent les négociations avec un texte qu’ils présentent comme une nouvelle approche, à voir...

Ce projet n’est pas plus présentable

"Pas de mariage entre fonction et diplôme" nous disent benoitement les patrons, on ne peut être plus clairs. Ils privilégient toujours les fonctions et les niveaux d’étude par rapport aux métiers et aux diplômes, ils organisent ainsi
les déqualifications professionnelles. La refonte s’effectuant dans une perspective de contrainte budgétaire accrue, ce sont les salaires et l’ancienneté qui vont trinquer.Le discours sur les nouveaux métiers et leur reconnaissance ne peut pas rassurer car il accompagne la précarisation, la dégradation des conditions de travail et la mise en place de bas salaires. L’individualisation des fonctions et des salaires va automatiquement faire exploser
le caractère unifiant de la convention.

Notre résistance garde plus que jamais tout son sens.

Nous irons au bout de la bagarre pour empêcher l’explosion de la convention, nous continuerons à imposer le débat sur un texte qui réponde aux besoins des salariés et aux besoins
de nos missions. C’est une autre logique que nous impulsons depuis une année.
Dès septembre nous maintiendrons la pression sur les paritaires. Nous devons poursuivre l’élaboration de contre propositions, les débattre avec l’ensemble des salariés et refuser la logique gestionnaire et purement comptable des
patrons. Gagner sur la 66 c’est aussi un espoir pour toutes les conventions collectives de la branche.


La mobilisation continue


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