CC 66 projet non amendable, non négociable.

Quatre ans après 2005 les employeurs remettent le couvert avec un projet inacceptable quil présente des reculs importants notamment concernant les métiers, les garanties collectives et l’organisation des salaires. La mobilisation s’impose.

Les employeurs s’étaient fixés un objectif, signer avec les organisations syndicales une nouvelle convention dès 2005.
La mobilisation, la résistance au jour le jour des salariés a permis de bloquer l’avancée des " négociations ".
Il s’agissait surtout d’un monologue imposant une refonte sur le modèle des précédents avatars de la branche professionnelle (CLCC, Croix Rouge , CC 51).
Les syndicats employeurs n’abandonnent pas le projet, loin de là.

Un nouveau projet pire que l’ancien
Les employeurs désirent imposer un cadre large, non contraignant ou chaque entreprise pourra négocier localement, organisation du travail et rémunération.
C’est la négociation de gré à gré qui devrait prévaloir, c’est à dire qu’en fonction des intérêt, en particulier financiers des établissements, chaque salarié pourrait voir son organisation de travail et son salaire individualisés.
Au delà du discours sur les prises en charge et l’attractivité des emplois, c’est bien une logique marchande qui prévaut. En effet, ils prévoient toujours de faire avec un budget de plus en plus serré et la gestion des postes de travail en flux tendu. Cela entraînera à coup sur la déqualification des emplois qu’illustre le nouveau projet.

Une logique de branche
Le nouveau texte donnerait un point final à la remise en cause de toutes les conventions collectives de la branche professionnelle.
La convention collective des centres de lutte contre le cancer dénoncée en 1997 est réorganisée au rabais pour le 1 janvier 1999.
La convention collective 1951 (FEHAP) toilettée en 2002 sera appliquée en juillet 2003, la nouvelle convention Croix Rouge sera appliquée aux mêmes dates.
Au nom de l’attractivité, ces trois conventions ont subit en particulier la remise en cause de l’organisation du salaire avec une part de salaire individualisé.
 
La fédération SUD Santé Sociaux s’engage à diffuser l’intégralité du texte et ses commentaires. Vous pourrez les obtenir auprès des syndicats départementaux et vos sections. Tous les contacts sont sur le site de la fédération Sud santé Sociaux rubrique contacts.
 
Quelques éléments d’analyse

Travailler plus sans augmentation
La suppression des congés trimestriels (à l’exception de la filière éducative et de soin qui bénéficierait de 5 jours annuels) et des congés d’ancienneté augmentent la durée du travail de 10% sans augmentation de salaire. C’est la remise en cause déguisée des 35 heures. Les 3 jours de carence pour maladie ne seront plus rémunérés.
Le nouveau calcul de départ en retraite pénalise les temps partiels.

La refonte des salaires.
Elle représente l’une des attaques principales. Si les débuts de carrière sont augmentés au nom de l’attractivité, la progression , c’est à dire l’ancienneté est remise en cause, plafonnée à 15% dès la quinzième année. Aujourd’hui elle est de 39 à 75% selon les métiers. Déjà, nous pouvons chiffrer l’arnaque, cf. tableaux joints).
Les salaires pourront varier en fonction du poste occupé et produire la concurrence entre les salariés eux mêmes. Cette carotte permettra évidemment leur docilité, qui voudrait les postes les plus durs ou les moins rémunérés.
les autres attaques sont les suivantes :

Remise en cause des métiers et des diplômes.
Un niveau de diplôme professionnel ne représentera plus le paramètre d’embauche. La seule formation professionnelle ne fera plus en effet référence pour remplir les futures fonctions. Le texte valorise de nouvelles données non mesurables comme l’expérience ou la compétence. Qui décidera de ces nouvelles données conventionnelles ?
Rassurons nous, pour assurer le travail éducatif et de prise en charge, les annexes imaginées par les penseurs patronaux prévoient de nouvelles catégories de sous emplois sans qualification. Du technicien à l’agent de base, c’est la logique comptable qui l’emporte encore une fois.
 
L’organisation du travail.
Elle est prévue à travers l’incertitude de la gestion établissement par établissement. Le texte prévoit un socle commun minimum. Il parle de concentration des temps de travail et en passant remet en cause les congés exceptionnels (6 jours trimestriels). Afin de parachever le système d’individualisation, c’est la négociation d’arrangements de gré à gré qui devrait prévaloir.
 
Ce qu’ils veulent, c’est vraiment une gestion du personnel à la tête du client. Le management nouveau est avancé.
 

Le texte proposé est inacceptable de la première à la dernière virgule.
 
Nous savions dès le départ que la logique purement comptable des établissement remettait en cause les objectifs de prise en charge, d’accompagnement des personnes .
En ce qui concerne les salariés, c’est le coà»t du travail lui même qu’il faut attaquer. Pour cela rien ne vaut une bonne division des salariés, leur mise en concurrence . Ensuite, on organise les déqualifications, quitte à faire miroiter d’hypothétiques carrières, bien arrosées pour les quelques élus dociles ou formés aux techniques industrielles du management.
 
Il faut continuer à bloquer la caricature de négociation qui prévaut depuis plus de quatre ans. Pas une commission paritaire ne doit avoir lieu sans mobilisation. le calendrier est le suivant : 30 janvier principes généraux....4 et 5 février durée et organisation du travail...12 février contrat de travail...25 et 26 février ainsi que 4 et 5 mars classifications et rémunérations.... 12 mars "dialogue social ".....30 et 31 mars transposition.

 
Une autre convention est possible, elle sera le fruit de notre rapport de force dans notre secteur social et médico social, dans la branche professionnelle. Un secteur qui regroupe des métiers socialement et humainement utiles.
 
Dans le trimestre qui vient, nous devons empêcher la remise en cause de nos acquis et prouver que cette convention n’appartient pas à quelques experts apprentis sorciers mais bien à tous ses acteurs.

La fédération Sud santé Sociaux revendique d’ores et déjà :
- Pas de salaire en dessous de 1500 euros.
- Une progression d’ancienneté sur l’ensemble de la carrière.
- Respect des métiers et des diplômes
- Pas d’emplois au rabais
- Pas de perte de salaire en cas de maladie
- Les 35heures réellement appliquées. Arrêt de la dénonciation des accords.
- Remplacement des départs en retraite.


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