CC 66 : le sprint final !

Les travaux de refonte de la convention collective 66 sont plus qu’engagés.
Les employeurs organisent le calendrier de travail.
Cela confirme qu’au delà de l’information, du débat critique, il nous faut passer à la mobilisation.

Rappelons que la convention collective 1966 est le dernier verrou à faire sauter pour assurer la complète gestion libérale de la branche UNIFED.

L’enjeu est d’importance, les décideurs veulent obtenir la maîtrise des coà»ts dans l’ensemble du champ d’application
conventionnel. Pour cela, il n’y a qu’une solution, il s’agit de bloquer l’ensemble de la masse salariale dans un premier temps et à plus long terme de la faire si possible diminuer.

D’autre part, l’application de la loi sociale 2002 leur inspire une autre logique d’organisation de l’action sociale et des métiers. C’est l’individualisation et la concurrence qui doit primer à tous les niveaux. Les établissements
veulent se donner les moyens techniques d’offrir des prestations sur le modèle du marché, les bénéficiaires deviennent les clients d’un service.

Les associations devant justifier une activité quantitative créent des normes de productivité sous le couvert de référentiels. Les évaluations définissent de bonnes pratiques.

Ainsi, nous retrouvons dans les propositions patronales l’outillage professionnel au service de ces pratiques.
Il s’agit de la réforme des classifications autour de trois filières : service direct à la personne ’gestion, administration, maintenance ’production, commercialisation des biens et services.

La stratégie des trois employeurs.

Ils veulent d’abord organiser une négociation sur les classifications et obtenir un consensus avant de passer à l’étape suivante : la discussion sur les rémunérations et leur mode d’organisation. Rappelons qu’elles seraient
pensées autour d’une part fixe et deux variables, introduction du salaire au mérite.
D’autres douceurs sont en chantier, les congés trimestriels, le service minimum en cas de grèveâ ?¦
C’est dés le départ des négociations qu’il faut marquer notre désaccord.
Si le verrou des classifications saute, le nouveau système se déroulera logiquement.

D’ores et déjà après l’information des salariés nous organisons une mobilisation à long terme.

Le 3 novembre, jour de la première paritaire sur les classifications, nous appelons à une journée d’action dans les régions.
Début Décembre, c’est à une mobilisation nationale que nous appelons les salariés.

Nous pouvons encore arrêter ensemble la machine infernale

Seul le rapport de force sera à même de gagner contre ces attaques.
Lors de notre rencontre avec l’UFAS CGT nous avons décidé d’appeler en commun à la journée d’action nationale du 3 novembre et de préparer dans l’unité en appelant à une rencontre intersyndicale la riposte à plus long terme.

Déjà des initiatives locales syndiqués, non syndiqués
s’organisent et ont commencés à se battre.


Mobilisons-nous le 3 novembre dans les régions
et le 6 décembre à Paris !

Recherche sur le site

En lutte Concernant

Nos Actions Syndicales