CC 66/CHRS Salaires : De qui se moque-t-on ?

En septembre, pour la première fois de sa
jeune existence, la Fédération SUD Santé
Sociaux siégeait à la Commission Nationale
Paritaire de la CC 66 et des CHRS, représentativité
oblige.
A l’ordre du jour il y avait l’augmentation de
la valeur du point. A savoir, le refus par le
gouvernement d’agréer l’augmentation de
2 centimes, piètre augmentation proposée
par les patrons en guise de politique
salariale.
Une insulte en appelle une autre : devant
ce refus et avec l’aval de la CFDT et de la
CFTC les patrons de la Fegapei et du Syneas
ont proposé 1,58 centimes d’Euros au
1er janvier 2013, proposition entrant dans le
cadre budgétaire d’austérité du Gouvernement.
Il est vrai que les patrons dans le souci de se
ménager des marges de manoeuvre, prévoient
un GVT (Glissement Vieillesse Technicité) à
0,97% ponctionnant largement l’augmentation
annuelle de l’enveloppe globale allouée
par conventions.
SUD, comme d’autres organisations syndicales
pose une question simple : quels établissements
de la CC 66 ou des CHRS ont aujourd’hui
un GVT à 0,97% ? Les CE peuvent
répondre. Actuellement le GVT est largement
en dessous de ce chiffre.
Doublement victimes !
Victimes, les salarié-es le sont doublement !
Victimes des politiques d’austérité du gouvernement
qui s’attaque aux salaires, à l’emploi
et à la protection sociale.
Victimes des politiques patronales qui se gardent
une part de l’augmentation annuelle de
l’enveloppe consacrée à la CC 66 et aux CHRS
pour se donner des marges de manoeuvre sur
les masses salariales des établissements, pour
le profit de qui ?
Alors que les salarié-es subissent de plein fouet
l’augmentation du coà»t de la vie, que le gouvernement
reste les bras croisés, devant la fraude
fiscale, que les salaires stagnent depuis de trop
nombreuses années, nos patrons en arrivent à
des propositions indécentes et inacceptables.
Pendant ce temps le SMIC rattrape allègrement
le salaire minimum conventionnel, la
précarité, via les temps partiels imposés, est
de plus en plus importante, les conditions de
travail se dégradent toujours plus.
Il est urgent d’agir !
Dans la CC 66, comme dans l’ensemble de
la Branche des Associations Sanitaires et Sociales
(BASS), le constat est le même partout.
Aujourd’hui mobilisé-es pour les retraites,
demain pour défendre le budget de la Sécurité
Sociale, la lutte pour les salaires répond
à toutes les urgences.
Du salaire en plus, ce sont :
- de meilleures retraites,
- des cotisations sociales permettant d’alimenter
les caisses de la Sécurité Sociale à hauteur
des besoins,
- de meilleures conditions d’accès à la santé,
l’éducation, au logement, à la culture et aux
loisirs...
La Fédération SUD Santé Sociaux appelle
tous les salarié-es de la CC 66, des CHRS et
de l’ensemble du secteur sanitaire et social à
se mobiliser pour les salaires et la protection
sociale.
L’unité peut se réaliser sur des bases
simples !
Les bas salaires, la précarité, la
pauvreté, ça suffit !
- SMIC et minimums conventionnels
à 1700 Euros nets ;
- Revalorisation générale des salaires
 ;
- Pour une grille unique des salaires
dans le


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CNPN 13 juin 2014

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