CC 66, CC 51, Croix-rouge, CLCC : conventions menacées, résistance !

Communiqué de presse commun
Fédération Sud Santé Sociaux
Coordination des Collectifs de défense et d’amélioration des conventions collectives de la BASS

Les syndicats employeurs de la branche des associations sanitaires, sociales et médico sociales privées à but non lucratif (BASS) et le gouvernement sont en train de " casser " toutes les conventions collectives (CC51, Croix rouge, CLCC, SOP-CHRS, CC 66) afin de les adapter aux réformes libérales et marchandes de notre secteur d’activité.
Le sanitaire, le social et médico-social subissent une restructuration d’ampleur qui a déjà des conséquences sur la prise en charge des populations fragilisées par la maladie et les handicaps et sur les conditions de travail et d’existence des salariés des établissements sanitaires, médico sociaux et sociaux.

Les outils de cette reforme libérale de notre secteur existent depuis plusieurs années, loi 2002-2, réformes hospitalières. Ce n’est pas la personne qui est au coeur du dispositif, contrairement à ce qui est martelé mais le renforcement de politiques de maîtrises comptables pilotées par les pouvoirs publics (Etat et conseils généraux) afin de réaliser des économies, de réduire les coà»ts à la place et de prise en charge, de réduire le coà»t du travail.
Toutes ces dispositions sont en oeuvre aujourd’hui et produisent la totalité de leurs effets avec d’autant plus de dureté qu’elles sont renforcées par la loi HPST (dite loi " Bachelot "). Cette loi permet de généraliser la mise en concurrence des établissements sanitaires, médico sociaux et sociaux par l’introduction " d’appels à projet " ouvrant la voie à des opérateurs privés en quête de profits.
On assiste également à la généralisation de la concurrence entre les associations, le privé lucratif et le secteur public, sous l’autorité sans limite des nouvelles ARS (Agences Régionales de santé), et aggravée par les conséquences des choix d’austérité du gouvernement face à la crise financière et capitaliste.

Les attaques sur les garanties collectives des salariés, sur les salaires et les conditions de travail, sur la gratification des travailleurs en formation ne sont pas insignifiantes pour ceux qui les subissent. Elles précarisent très fortement leurs conditions d’existence, renforcent les inégalités sociales, et transforment le sens de leur travail.
Il y a urgence à s’opposer de manière massive, d’unifier les salariés syndiqués, non syndiqués de la BASS pour défendre de véritables garanties collectives communes et de véritables statuts pour les salariés et étudiants/travailleurs en formation pour l’amélioration des conditions de soins et de prise en charge médico sociales et sociales.

La sante n’est pas une marchandise, le social n’est pas à vendre.
Pour la défense de nos garanties collectives,
les salaires et les conditions de travail !

Tous en Grève - Manifestons le 1er juin à Paris
(rdv- Quai André Citroë n â ?"métro Javel- à partir de 11H)


Départ 12 H le trajet : rue de la Convention, rue de Lourmel avec arrêt devant le siège de la Fehap, puis avenue Félix Faure pour reprendre la rue de la Convention, rue de la Croix Nivert, boulevard Garibaldi, Avenue de Ségur avec arrêt (un rendez vous est pris) et dispersion devant le Ministère de la Santé
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