Atelier : Psychothérapie Institutionnelle

Résister hier, résister aujourd’hui, résister toujours. Dans cet atelier, sans doute du fait même de son thème, pas d’antagonisme psychiatres / infirmiers.

Un atelier plutôt intéressant, stimulant, rappelant les fondamentaux de la psychothérapie institutionnelle qui peuvent encore aujourd’hui nourrir la réflexion de différentes équipes ou institutions :
- volonté de lutte contre la chronicisation
- prise en compte de l’aliénation mentale mais aussi sociale
- importance de la parole de chacun, quelle que soit sa place, soignant, soigné.
- Prendre le temps de soigner
- Lieux de recherche sur les pratiques, quelle que soit la taille de l’institution, réfléchir à ce qu’on fait permet de lutter contre la chronicisation des soignants.
Certains déplorent la perte de cette idéologie.

Si les gestionnaires ont pris du poids dans nos institutions, c’est à cause de la faiblesse de notre réflexion, notre désert idéologique fait la force des théories cognitivistes et comportementalistes, nous n’avons pas su défendre les théories qui sous tendent l’idéologie.

Donc déperdition de l’idéologie. Certes, mais !!! Depuis les années 80 la réforme des études médicales, puis infirmières, les plans de rigueur et autres plans issus de rapports, le déplacement de la psychiatrie à l’hôpital général, la déqualification, etc â ?¦ ont mis en place un conditionnement voulu pour démanteler la psychiatrie.

Baisse des moyens budgétaires, augmentation de la charge de travail et des missions, RTT font qu’on n’a plus les moyens de travailler, plus le temps de réfléchir, qu’on autorise moins certaines catégories de personnel à intervenir, prendre la parole.
On assiste à un retour en arrière de 30 ans à l’asile.

Il faut redonner les moyens à la psychiatrie, accorder du temps pour soigner les soignants et l’institution, condition nécessaire pour pouvoir soigner les patients.

Face au manque de temps à l’intérieur de l’institution, le militantisme peut toujours permettre de le trouver à l’extérieur.

Dans le service public, il faut que les soignants reprennent le pouvoir, que ce ne soient plus les administratifs-managers qui pompent le temps des médecins et soignants.

Face aux réglementations (norme de sécurité, accréditation, etc.) notre seule ligne de conduite doit-être " est-ce que cela va dans le sens des soins ? "
Si oui, alors pourquoi pas s’adapter ?
Si non, alors il faut résister, en inventant de nouveaux outils au besoin.


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