Appel auprès des parlementaires européens et des ministres de la Santé pour une politique européenne du médicament au service de la Santé

Association Biens Publics à l’Echelle Mondiale (BPEM)
Association Santé et Médecine du travail
ATTAC
Commission Santé des Verts
Confédération Paysanne
Fédération nationale Sud Santé Sociaux
GIE Ecopharma
Grand Conseil de la Mutualité - Mutuelles de Provence
Mouvement Anti-Utilitariste dans les Sciences Sociales (MAUSS)
Mutuelles de France Méditerranée
Mutuelle la France Maritime
Mutuelle des Services Publics et de Santé de Marseille
Mutuelle de la Construction et de l’Industrie
Parti Communiste Français (PCF)
Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)
Sida-Paroles
Union Confédérale des Médecins Salariés de France (UCMSF)
Union des Familles Laïques (UFAL)
Union Nationale des Regroupements Mutualistes Solidaires
Union de Regroupement Mutualiste du Centre Atlantique (URMCA),
Union de substitution des Mutuelles de Provence (USMUPRO)
Union syndicale-G10 Solidaires
Signataires au 25 novembre 2003

A la veille du vote en deuxième lecture des projets de Directive et de Règlement sur le médicament, les signataires de cet Appel soutiennent auprès du Parlement européen les amendements défendus par le Collectif Europe et Médicament. Ils demandent :

- l’adoption d’amendements renforçant la transparence de fonctionnement et le financement public des Agences européennes et nationales du médicament ;

- une meilleure évaluation des médicaments : réalisation d’essais cliniques comparatifs sur les médicaments ; délai suffisant accordé aux rapporteurs qui évaluent les dossiers d’autorisation de mise sur le marché ; réalisation d’essais de durée suffisamment longue dans le cas de médicaments destinés à des maladies chroniques ou utilisées en prévention pendant plusieurs années ; information sur la valeur thérapeutique ajoutée par un nouveau médicament, au moment de son autorisation initiale et de sa réévaluation après cinq ans.

- l’obligation de respecter les mêmes règles de bonnes pratiques pour les essais réalisés hors Union européenne que celles imposées au sein de l’Union ;

- la mise en place d’une pharmacovigilance efficace en impliquant aussi les patients ;

- une information sur le médicament indépendante de l’industrie pharmaceutique en direction des patients : information inscrite sur et dans les boîtes et pour les prescripteurs ; accès aux documents dans les agences nationales du médicament ;

- la possibilité pour les patients en impasse thérapeutique d’avoir un réel accès aux nouveaux médicaments à titre compassionnel ;

- l’arrêt de l’allongement excessif de la durée de protection des médicaments princeps par divers artifices.