8 MARS : La santé, le social et le médico-social en GREVE pour la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes !

Nous sommes 2 millions de salariées dans la santé, le social et le médico-social. Nous sommes aides-soignantes, animatrices, auxiliaires de vie sociale, assistantes familiales, assistantes maternelles, éducatrices spécialisées, assistantes sociales, infirmières, agentes de service hospitalier, administratives, ouvrières, sage-femmes, aides à domicile, agentes d’entretien, …
Nous sommes majoritaires dans les emplois du soin, de l’éducation, du nettoyage, du commerce, de l’aide à domicile. Tous ces secteurs essentiels et vitaux sont sous-payés, peu ou pas reconnus…

Ce 8 mars, nous serons en grève avec les femmes du monde entier pour refuser tou.te.s ensemble de payer le prix de la crise pandémique avec notre travail, notre salaire, notre corps. En France, comme en Pologne, au Chili comme en Italie et en Espagne, en Argentine comme au Nigeria, nous serons toutes et tous dans la rue pour dénoncer et arrêter une société patriarcale et raciste qui nous exploite, nous soumet et nous tue.

Notre tract d’appel au 8 mars

NOUS SOMMES LES PREMIERES LIGNES DEPUIS LE DEBUT DE LA CRISE SANITAIRE LIEES AU COVID 19

Depuis le début de la pandémie, les femmes sont plus que jamais en première ligne, tant sur le front du travail que sur le plan de la vie familiale. Et la société ne peut plus les ignorer. Sans le travail des femmes, salarié ou non, la société se serait écroulée !

grève Korian - juin 2020

AU TRAVAIL, LES FEMMES SONT EN 1ERE LIGNE DANS DES PROFESSIONS MAL PAYEES.

Ce qui est devenu visible aussi, c’est le peu de reconnaissance accordée aux professions essentielles dans ce pays : soigner, éduquer, assister, nourrir, nettoyer, ramasser les poubelles, livrer les marchandises vitales. Tou-tes ces professions sont dévalorisées au regard des diplômes, de la pénibilité, et de l’utilité sociale du travail effectué.
Majoritairement occupées par des femmes, ces métiers se sont construits autour de compétences présumées « naturelles » des femmes. Ces boulots sont moins bien couverts par les conventions collectives, moins bien définis dans les classifications et donc moins bien rémunérés, sous prétexte qu’il ne s’agirait pas de « vrais métiers ».

4 pages Spécial 8 mars Pourquoi faire grève le 8 mars - Impact de la pandémie dans notre secteur - appel unitaire national - plateforme revendicative

NOUS SOMMES LES "PREMIERES DE CORVEES" INDISPENSABLES POUR ASSURER LES TÂCHES ESSENTIELLES ET VITALES

Nous sommes majoritaires dans les emplois du soin, de l’éducation, du nettoyage, du commerce, de l’aide à domicile. Tous ces secteurs essentiels et vitaux sont sous-payés, peu ou pas reconnus…
Et en même temps, nous devons continuer à assurer à la maison les tâches domestiques, l’école quand les classes sont fermées, l’éducation des enfants, les soins aux ainé-es.
L’arrêt de toutes ces tâches comme celui de l’arrêt de nos services paralyserait tout le pays !
Ces tâches ne sautent aux yeux que lorsqu’elles ne sont plus prises en charge. Or, si on s’arrête, tout s’arrête ! Qui, alors, s’occuperait des patient-es, des personnes dépendantes, des usager-ères, des nourrissons, du nettoyage, des repas, de la lessive, des enfants ?

grève des ATSEM - Toulouse

NOUS SOMMES LES PREMIERES PRECARISEES ET LES PREMIERE A PERDRE DES DROITS EN TEMPS DE CRISE

L’appauvrissement touche en premier les femmes et notamment les étudiantes, les femmes migrantes, les mères célibataires, les retraitées. Nous ne voulons pas payer les conséquences de cette crise !
De plus, les confinements et les restrictions de liberté nous maintiennent, forcées, dans le huist-clos familial parfois violent. Le nombre de plaintes pour violences familiales et conjugales a ont nettement augmenté.
« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » Simone de Beauvoir.

On a moultes raisons de se mettre en grève alors le 8 Mars,
SUD Santé Sociaux appelle les secteurs sanitaires, sociaux
et médico-sociaux à se mettre en grève !

Ensemble, nous sommes puissan.te.s.
Les argentines nous l’ont montré en obtenant après plusieurs années de luttes le droit à l’IVG !
Ce sont nos batailles collectives, imaginées par nous-même qui feront bouger les choses afin que toutes les violences patriarcales cessent.

manifestation personnel de santé

C’est pourquoi SUD Santé Sociaux exige pour les droits des femmes, pour l’égalité, contre la précarité, contre le patriarcat et contre toutes les dominations et exploitations :

  • La revalorisation des salaires des métiers du care et à « prédominance féminine » +400€/mois maintenant !
  • La reconnaissance des qualifications, des responsabilités et de la pénibilité de ceux-ci (horaires, amplitude, rythmes de travail), l’arrêt des « formations » en 10 jours !
  • L’égalité salariale : à travail égal/salaire égal,
  • La réduction du temps de travail. 32h/semaines en jour, 30h/semaine pour les équipes de nuit !
  • L’égal accès à la promotion professionnelle et à tous les métiers,
  • Le respect des lois et des dispositifs relatifs à l’égalité professionnelle et salariale et des sanctions contre des employeurs qui ne respectent pas leurs obligations.
  • La suppression des inégalités persistantes qui s’aggravent entre les femmes et les hommes.
  • De véritables mesures contre les ambiances sexistes et le harcèlement sexuel au travail,
  • Un droit à un congé parental strictement partagé entre parents et rémunéré
  • Le maintien d’un système de retraite par répartition, seul garant d’une solidarité collective juste. Le maintien de compensations au moment de la retraite suite à des inégalités de carrières,
  • L’arrêt des politiques d’austérité qui entraînent la fermeture des hôpitaux et maternité de proximité mettant en danger la vie des femmes que ce soit pour avorter, accoucher ou se soigner
  • Des moyens pour pouvoir accueillir dignement les femmes qui portent plainte, les écouter et mettre en œuvre des moyens de protection, l’application de l’ordonnance de protection, l’augmentation des moyens pour les associations qui accueillent les femmes victimes de violences,
  • Un service public de la petite enfance et de la prise en charge de la dépendance à la hauteur des besoins.


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