8 mars 2016 Toutes et tous uni-es pour les droits de femmes Grève et manifestation pour l’égalité !

(Mise à jour 28/02 : ajout du préavis de grève, tract et vidéo)

Historiquement, le 8 mars est une journée de lutte des femmes. Grace aux luttes qu’elles ont menées les femmes ont pu conquérir de nouveaux droits et progresser vers l’égalité. Mais l’égalité réelle n’est pas encore là et nos droits restent fragiles.
Avec le collectif national des droits des femmes (CNDF), Solidaires appelle tous les personnels à se mobiliser, à se mettre en grève et à participer aux mobilisations et manifestations du 8 mars.

En Europe et en France, les femmes sont les premières victimes des politiques d’austérité. Notre secteur, sanitaire, social et médicosocial, public ou privé, et féminisé à hauteur de 80%, n’y échappe pas. Les femmes sont doublement concernées. En tant que salariées, elles subissent les multiples restructurations et regroupements qui dégradent leurs conditions de travail : mobilité, polyvalence, sous-effectif, dérèglementation des plannings et du droit de travail, fermetures d’établissements de proximité, suppression de lits, de postesâ ?¦ En tant qu’usagères, elles supportent la détérioration des conditions d’accueil et d’accès aux soins. Quand les soins des plus jeunes et des plus âgé-es ne sont plus assurés par la collectivité, ce sont les femmes qui sont en première ligne pour les prendre en charge à domicile.

  • Nous revendiquons l’arrêt des politiques d’austérité et des restructurations qui en sont l’expression, la défense de la Sécurité sociale, l’abrogation de la Loi de Modernisation du Système de Santé (Loi Touraine), la défense et l’amélioration du statut et des conventions collectives, l’annulation du protocole PPCR !

Les salaires sont bloqués depuis plusieurs années, aussi bien dans le secteur public que dans le privé, les temps partiels non " choisis " trop nombreux, les promotions professionnelles largement insuffisantes. Les carrières des femmes sont incomplètes et les pensions de retraite ne leur permettent pas de vivre décemment. Par ailleurs nos métiers dits " féminins ", faisant appel à des compétences soi-disant "naturelles" ne sont pas reconnus et valorisés en termes de salaire.

  • Nous revendiquons l’égalité salariale (à travail équivalent/salaire équivalent), l’égal accès à la promotion professionnelle et à tous les métiers, la revalorisation des salaires des métiers dits " féminins " et la reconnaissance des qualifications, des responsabilités et de la pénibilité (horaires, amplitude, rythmes de travail), le respect des lois et des dispositifs relatifs à l’égalité professionnelle et salariale et des sanctions contre des employeurs qui ne respectent pas leurs obligations en la matière.

Dans un contexte national et européen où la partie la plus réactionnaire, conservatrice et rétrograde se mobilise, notre droit à l’avortement est fragile.

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Dans plusieurs pays européens, la lutte des femmes a permis de conserver ce droit fondamental de disposer de son corps. En France, le FN n’hésite pas, lors de sa campagne électorale, à annoncer la fermeture des centres IVG.

  • Pour nous, l’accès aux services de santé et le droit de disposer de son corps doivent être garantis, notamment par l’abrogation de la Loi Touraine, le maintien des structures de santé de proximité, ainsi que des centres de planification et des centres IVG.

Les violences faites aux femmes, expression la plus extrême de la domination patriarcale, perdurent, aussi bien dans la société qu’au travail. Les violences conjugales physiques et psychologiques sont insupportables, les violences sexistes et sexuelles au travail inacceptables, la prostitution intolérable.

  • Nous revendiquons des mesures immédiates contre la précarité et la pauvreté auxquelles les femmes sont les premières confrontées : revenus, logement, minima sociauxâ ?¦
  • Nous revendiquons de réelles mesures de prise en charge et de luttes contre les violences sexistes et sexuelles, qu’elles se produisent au travail ou dans la sphère privée, avec les répercussions qu’entraînent ces dernières dans la vie professionnelle.

Enfin la double journée de travail n’a toujours pas disparu, faute de partage égalitaire des tâches domestiques et familiales et faute de moyens de garde à la hauteur des besoins.

  • Nous voulons un service public de la petite enfance renforcé et accessible à toutes et tous. Ainsi que des moyens de garde collectifs et individuels sur les établissements !

Les luttes des femmes ont jalonné le XXème siècle et nous continuerons de dénoncer les inégalités jusqu’à ce qu’elles cessent, pour les femmes du monde entier !

Les avancées sociales ont toujours été obtenues dans un rapport de force, alors le 8 mars, journée internationale de lutte pour le droit des femmes, emparons-nous de cet appel unitaire pour organiser partout des initiatives revendicatives, rassemblements, manifestations, grève au travail, grève à la maison !

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