26 novembre : appel à la grève

En dépit des déclarations du Ministre de la santé annonçant la fin de la maîtrise comptable des dépenses de santé, le projet de loi de financement de la sécurité sociale qui vient d’être adopté par le parlement en première lecture, montre la poursuite de l’offensive contre l’hôpital public.

Avec 5% d’augmentation des crédits, la crise traversée par les établissements en déficit va s’aggraver. Le PLFSS 2003 ne donnera aux établissements, ni la possibilité de rattraper leur retard, ni celui de financer les 80 000 emplois indispensables au passage aux 35 heures.

Les conséquences de cette situation budgétaire (non contestées dans le rapport de la mission nationale d’évaluation de la RTT remis au Ministre le 1er novembre) et largement médiatisées sont : flexibilité accrue et conditions de travail insupportables, dégradation des conditions d’accueil et de soins pour les patients, extension de la sous-traitance au privé, fermetures de lits, de services (blocs opératoires, unités extérieures de secteur psychiatrique...) et d’établissements.

De graves menaces pèsent aujourd’hui sur tous les services publics (EDF, GDF, Air France, Poste, SNCF) et celui de la santé n’est donc pas épargné (privatisations, remise en cause des 35 heures et du système de retraite, budgets intenables, suppression du congé de fin d’activité dans la fonction publique...).

Après les journées de grève et de mobilisation de l’EDF-GDF et de l’Education Nationale, une nouvelle grande journée d’action, à l’initiative cette fois des cheminots, est organisée le 26 novembre.

Face au constat accablant de la situation dans les établissements publics sanitaires et sociaux, la Fédération Sud estime qu’il est de notre responsabilité syndicale de permettre aux salarié(e)s du secteur de prendre toute leur place dans cette mobilisation pour la défense des services publics et dépose dans ce sens un préavis de grève national.

Fait à Paris, le 15 novembre 2002


Recherche sur le site

Nos Actions Syndicales