10 octobre 2017 Casse du service public et ordonnances : Bloquons Macron !

Personne ne sera épargné par les réformes mises en place, au pas de charge guerrière, par le gouvernement. Public, privé, santé, sociaux, travailleur-ses, chômeur-ses, retraité-es, jeunes, femmes et hommes…

Macron nous fait les poches pour résorber la dette, légifère par ordonnance pour répondre au mieux au cahier des charges imposé par le MEDEF et le monde de la Finance à travers les accords de libre échange internationaux (CETA, TAFTA).

Macron permet aux patrons de reprendre la main sur nos conquis sociaux (pour certains vieux de plus d’un siècle).
Sans complexe, en espérant devenir celui qui matera la rébellion, les manifestations, les mouvements sociaux …

Macron ne nous présente là qu’une première étape test qui sera suivie si nous ne l’arrêtons pas, par une destruction massive de tous nos acquis sociaux, sociétaux, ou collectifs qui nuiraient selon lui à l’augmentation des marges financières souhaitées par le grand capital.

Arrêtons-les !

Demain c’est à coup de botte qu’il traitera les riens, les fainéant-es, cyniques, extrêmes, illettré-es que nous sommes, nous qui ne comprenons rien à rien mais surtout qui sommes considérés par Macron cause de tous les maux de la société de consommation.

Macron et ses sbires vont donc se lâcher, ils vont réduire le droit du travail à néant, article unique : Tais-toi et bosse !

Ils vont en finir avec les statuts des fonctionnaires en commençant par ne plus embaucher que par contrat !
Ils vont ouvrir des marchés partout où il y a du fric à se faire, abandonnant tous les pans de notre société où il n’y a rien à gagner.

Au-delà de ce qui peut donner une quelconque rentabilité, comme dans certains domaines de la santé : ce sera l’abandon !

La désertion de l’état transformé pour le bien être du monde actionnaire, en une machine à réduire les coûts de production, une machine à réduire l’humain à une simple variable mathématique d’ajustement.

Macron prononce d’ailleurs la mise à mort du salaire socialisé à travers le transfert des cotisations sociales vers la CSG.
L’état qui s’était emparé de la gestion du financement de la Sécu en la transférant au parlement, ordonnances Juppé 96, avec la mise en place des Lois de Financement de la Sécurité Sociale, finit de boucler la boucle.

Ça suffit !

Public, privé, santé, sociaux, travailleur-ses, chômeur-ses, retraité-es, jeunes … nous serons tous-tes touché-es. La seule réponse possible aujourd’hui est collective, solidaire, unitaire, démocratique …

AG, collectifs, réunions de boîte, réunions publiques, manifs, blocages, filtrages… Il va falloir monter d’un cran notre façon d’agir, notre façon de résister…Il y a urgence à ce que la peur change de camp, quitte à ce que les patrons changent souvent de chemise !

Public, privé, santé, sociaux, travailleur-ses, chômeur-ses, retraité-es, jeunes… Nous avons tous-tes une responsabilité, un rôle à tenir dans les luttes à venir. La rue ne suffit pas, la rue ne suffit plus. Il va nous falloir réapprendre à faire dérailler des trains, bloquer les machines de production, mettre de l’huile sous les pompes des flics plus que dans les rouages du système…

Rébellion collective !

Nous devons être de toutes les luttes, c’est une question de survie…
Nous nous devons d’être à l’initiative, aussi et surtout pour protéger l’avenir de toutes les personnes, particulièrement vulnérables, que nous accueillons, soignons, accompagnons quotidiennement…

La marche d’Angers pour la défense de la protection de l’enfance, notre visite de courtoisie fin août à l’université d’été du MEDEF, les manifestations des 12 et 21 septembre, notre soutien aux routiers, la marche des hospitaliers initiée par l’APHP… nous ont permis de faire un état des forces syndicales.

Nous avons la responsabilité à partir de cette base solide, d’amplifier le mouvement. Le calendrier est déjà chargé.

Nous sommes nombreux-euses, organisations syndicales, organisations politiques, associations, collectifs… à avoir comme objet commun d’insatisfaction « la politique Macron ».
Au-delà des clivages, cet objet commun doit nous permettre de manifester toutes et tous ensemble au même endroit !

Sortons de l’isolement et créons des abcès de fixation partout où on peut !

Les points d’ancrage à nos luttes ne manque malheureusement pas : PLF, PLFSS, NEXEM, protection de l’enfance, ordre infirmier, 100 % sécu, APL, contrats avenir, contractuels FPH, GHT…
Comme l’ensemble des attaques Macron, tout ce qui nous tombe dessus aujourd’hui, découle des politiques d’austérité.

Combattre les politiques d’austérité, c’est attaquer à la base de l’origine de tous nos problèmes.
Combattre les politiques d’austérité, c’est donner un possible à la satisfaction de toutes nos revendications.

Le 10 octobre 2017,toutes et tous ensemble, passons à l’offensive !

PNG - 71.9 ko