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Arpajon dans l’Essonne, Pierre Janet en Normandie àtravers les luttes déchaînées..

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A Arpajon dans l’Essonne, mieux que des mots...
http://www.telessonne.fr/site/hopit...

A l’hôpital Pierre Janet

Lettre ouverte àL’ A.R.S

Nous vous avons alertés àde nombreuses reprises sur la situation préoccupante de la psychiatrie publique dans l’agglomération Havraise, dans la zone Estuaire.
Nous ne sommes toujours pas entendus.

Ce que nous annoncions s’est pourtant malheureusement produit.
Le rattachement du I 07 et du G10 sans renforcement significatif des moyens aussi bien humains qu’en lits d’hospitalisation complète n’a fait qu’aggraver la crise.
Comment pouvait-il en être autrement ?
Vous avez donné comme mission àl’Hôpital Pierre Janet, aux effectifs médicaux catastrophiques (particulièrement en psychiatrie adulte) de s’occuper de nouveaux territoires de santé -Lillebonne, Bolbec, Fécamp- qui ne sont pas loin d’être des déserts médicaux en terme de médecins psychiatres publics comme privés.
Ces territoires ont, comme l’agglomération du Havre, des situations sociales qui expliquent en partie leur taux de morbidité supérieurs àla moyenne nationale.
Les résultats négatifs ne se sont pas faits attendre, dans une situation d’augmentation de la file active de l’agglomération havraise.
Les effectifs médicaux sont au bord de l’effondrement et ce malgré leur renforcement par la venue de nombreux internes.
Les lits supplémentaires, en hospitalisation complète, de récurrents sont devenus permanents.
20 lits supplémentaires d’hospitalisation complète sont ouverts de manière permanente sur les 4 secteurs adultes (qui ont mutualisé leurs moyens en se regroupant en 2 secteurs, Est et Ouest).
Dans un tel contexte, les conditions de soins sont très limites, les conditions d’hébergement ou d’accueil sont insupportables, indignes.
Faudra-t-il que nous contactions la Haute Autorité de Santé, le contrôleur des lieux de détention pour que de telles situations cessent, que les usagers très vulnérables ne soient plus contraints àsubir les conséquences délétères de la promiscuité qui leur est imposée ?
Accepteriez- vous d’être hospitalisés dans des chambres dépourvues de placard pour y ranger vos effets personnels avec votre lit situé àmoins d’1 mètre de l’un de vos voisins de chambre, sans chaise pour déposer vos effets, et sans table de nuit ?
Et ne parlons pas de tous les moyens matériels de base qui manquent cruellement dans les lieux d’hospitalisation complète : couvertures, matelas, matelas anti escarres, lits médicalisés, thermomètres, Dynamap, cuillères, petites cuillères, chaises de salle àmanger, micro onde etc …

Depuis de nombreuses années vous esquivez la réponse àces problèmes en préconisant :
ï … Le développement des alternatives àl’hospitalisation
ï … La réorientation d’une partie de la patientèle vers le médico-social.
Nous n’avons jamais contesté la nécessité de ces solutions.
D’ailleurs elles se sont mises en Å“uvre au fil de temps : développement de l’accueil familial ou social, création du Coté Cour, liens avec le secteur précarité, ouverture de John Bost, accord avec la Ligue Havraise, renforcement des équipes extra-hospitalières, utilisation de la voie belge etc.…

Mais force est de constater qu’elles n’ont pas permis de résoudre les problèmes de fond :
 Une offre de soins insuffisante alors que la demande a fortement progressé, que le périmètre concerné par ces soins s’est agrandi.
 L’insuffisance des moyens médicaux et para médicaux qui a dégradé la qualité des soins prodigués.

Vous avez aussi affirmé que vous preniez en compte ce déficit en offre de soins par la création de lits privés à"La clinique Océane"
Soutiendriez- vous toujours un tel raisonnement, la situation ayant empiré ?
Le secteur privé ne remplit pas et n’a pas l’intention de remplir les mêmes missions que le secteur public, comme celle des urgences et de la permanence de soins. Il est notable qu’au Havre, en dehors des heures de bureaux, la clinique Océane n’accueille pas la patientèle ayant besoin d’être hospitalisée et la renvoie sur les urgences publiques ou Guy de Maupassant.

Le 15 avril l’intersyndicale SUD-CGT-CFDT a appelé àla Grève.
A nouveau nous tirons avec les personnels sur la sonnette d’alarme !!!
Nous ne sommes plus en état d’accepter les faux-fuyants, les réponses dilatoires.
Il y a urgence !

C’est pour cette raison que nous comptons donner le plus d’écho possible àce mouvement de grève auprès de l’opinion publique, comme auprès des responsables politiques de l’agglomération.

Le Havre
Le 15 avril 2014

APPEL A LA MOBILISATION
DE LA PSYCHIATRIE ADULTES ET ENFANTS
Mardi 15 avril 2014

Des représentants de l’ARS, ainsi que son directeur-adjoint, sont venus « visiter  » l’institution vendredi 28 mars. A cette occasion, ils n’ont pu que constater les conditions de travail difficiles des agents de psychiatrie, comme l’accueil déplorable et les soins honteusement insuffisants réservés aux usagers, par manque de moyens en intra et extra hospitalier.
La sur-occupation des lits, doublée du sous-effectif en personnel posent chaque jour davantage de problèmes aux agents (impression de mal soigner, ras-le-bol, burn-out…). Ceci ne peut plus continuer àêtre géré par un autoritarisme croissant de la direction.
Une délégation intersyndicale se rendra àl’ARS le 15 avril prochain afin de demander :
-  La création d’une nouvelle unité pour absorber les lits supplémentaires (l’ancien Délos sera bientôt disponible),
-  Des moyens pérennes nécessaires (matériels et humains, pour les secteurs adultes et enfants),
-  Une remise en cause du management autoritaire.
-  Un plan d’action pour un recrutement médical, avec des moyens financiers.

A cette date, nous vous invitons àvous joindre àl’action que nous mettrons en place devant l’hôpital Pierre Janet. La matinée sera consacrée àune mobilisation spectaculaire et festive. La presse viendra prendre connaissance de vos problèmes, de votre colère, de vos demandes.
Dès 8h, vous seront offerts le café et les viennoiseries, et un barbecue assurera la maintenance des estomacs vides àmidi. Entre ces deux horaires, nous organiserons l’accueil des grévistes et autres passants. Un pic de participation est désiré autour de 9-10H, et une AG sera organisée à13h30 pour débriefer la rencontre avec l’ARS.

Un préavis de grève sera déposé, n’hésitez pas àvous inscrire auprès de votre cadre (ou pas, si vous êtes sur votre temps libre) et àvous joindre ànous !!! (mode d’emploi au verso)

LE DROIT DE GREVE, C’EST QUOI ?

C’est un principe inscrit dans le préambule de la constitution de 1946, repris en 1958, valable pour tous les travailleurs.

Ca se passe comment ?
Pour nous, il y a un service minimum àassurer en cas de grève, afin de préserver àla fois le droit pour les travailleurs hospitaliers de faire grève, et les intérêts des usagers.
Ce service minimum varie selon la durée de la grève, et a souvent pour référence l’effectif du samedi et dimanche.
L’encadrement doit prévenir les agents concernés par les réquisitions nécessaires àla continuité des soins.

Les retenues sur salaire
La hiérarchie doit donc se donner les moyens d’établir un tableau de présence, et les personnels, dans le cadre du préavis déposé, peuvent choisir leur temps de grève, soit 1h, 2h, 3h…
La retenue sur salaire sera égale au temps de grève posé.





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