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Mercredi 15 Juin : journée du refus de la politique sécuritaire en psychiatrie !

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C’est un large front uni qui rejette aujourd’hui le « Projet de loi relatif aux droits et àla protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et àleurs modalités de prise en charge » soumis au vote des sénateurs les 15 et 16 juin. L’ensemble des associations de patients, des organisations de professionnels, des partis politiques (du PS aux Alternatifs) s’opposent àcette regression sociale. Le gouvernement se retrouve totalement isolé dans ce projet.

Ce projet remet encore une fois la psychiatrie dans le cadre des politiques sécuritaires et de la pire façon. Ce projet intervient dans un contexte de crise latente où des appels àla grève sporadiques se multiplient dans les services de psychiatrie pour « lancer l’alerte sur la dégradation de la psychiatrie en France ». Mais le gouvernement et son ministère de la santé restent indifférents et sourds àtoutes les alertes que les professionnels lui envoient et notamment au sujet du manque dramatique de soignants.

La fédération Sud Santé Sociaux condamne cette vision autoritaire et sécuritaire qui ne résoudra pas les vrais problèmes d’une société qui fuit son devoir de prise en charge des plus vulnérables. Combien de personnes souffrant de problèmes psychiques sont déjààl’abandon sur les trottoirs des grandes villes ou dans les prisons faute de recevoir des soins de qualité. Combien y seront condamnées àl’avenir par une loi adossant les soins psychiatrie àla contrainte d’un dispositif àbout de souffle faute de moyen.

Sud Santé Sociaux, avec les autres organisations,
- demande solennellement aux sénateurs de refuser ce projet de loi,
- demande l’ouverture d’une conférence nationale associant usagers, professionnels et élus afin d’élaborer une veritable politique de soin en psychiatrie.

Sud santé sociaux dénonce fermement ce projet de loi comme un projet sécuritaire et non sanitaire.

Ce dont la psychiatrie a besoin, ce n’est pas de nouvelles mesures coercitives, mais d’un personnel en nombre suffisant et formé, et des moyens pour la mise en oeuvre des soins.





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