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Le Syndicat SUD Santé AP-HP assigné en justice.

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Le Syndicat SUD Santé AP-HP assigné en justice.
Son crime ? S’opposer àla fermeture de l’Hôtel-Dieu !
La direction générale de l’AP-HP, pressée d’en finir avec le dernier hôpital public du centre de Paris, vient d’assigner en justice trois syndicalistes, le Syndicat SUD Santé AP-HP. La direction générale de l’AP-HP demande au tribunal d’ordonner « l’expulsion d’occupants sans titre de domaine public  ». La criminalisation de l’action syndicale, probable dernier avatar du dialogue social, n’a pu être décidée qu’avec l’accord de la ministre de la santé, Marisol TOURAINE… qui avait pourtant annoncé la suspension de la liquidation de l’Hôtel-Dieu.
Pour les managers de l’AP-HP, le fait de s’opposer àla fermeture accélérée des urgences de l’Hôtel-Dieu (43.000 passages en 2011), àl’arrêt de toute activité de soin àtrès court terme sur l’ensemble du site, relèverait d’une entreprise criminelle.
Des syndicalistes et des personnels hospitaliers qui s’opposent àune nouvelle diminution de l’offre de soin dans Paris intra-muros seraient donc des délinquants.
La défense du service public hospitalier, qui assure l’accueil et la prise en charge de tous les patients, sans discrimination et en garantissant des prestations de haut niveau, est conforme àl’éthique professionnelle des personnels hospitaliers et répond au désarroi des usagers qui assistent àla destruction méthodique d’un élément essentiel de l’appareil sanitaire.
Les hôpitaux publics français, longtemps cités comme exemplaires au plan international, sont violemment attaqués, sous couvert d’arguments comptables excluant toute prise en compte des besoins de la population.
La multiplication des fermetures d’établissements, présentées comme inévitables au titre de la rationalisation et des économies d’échelle, n’offre aucune amélioration àla population mais contribue àla création de lambeaux de déserts hospitaliers, y compris en Ile de France.
La création d’une consultation sans rendez-vous est un rideau de fumée qui ne subsistera que jusqu’au deuxième tour des élections municipales.
La délinquance n’est pas le fait de personnels et syndicalistes hospitaliers qui dénoncent la destruction de l’offre de soin publique, elle est le fait de ceux qui, froidement, mène une politique qui va accroître les difficultés d’accès aux soins, en particulier pour les plus défavorisés.
Défendre l’hôpital public, le droit aux soins pour tous sans discrimination, est un devoir pour les personnels et les syndicalistes hospitaliers. Nous le devons aux patients et àl’ensemble de la population qui nous accordent une large confiance.

La santé n’est pas une marchandise !

04.10.2013





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